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Eglise Ethiopienne Orthodoxe

Présentation Générale

L'Église éthiopienne orthodoxe tehawedo, est une Église orthodoxe orientale autocéphale. Elle fait partie de l'ensemble des Églises des trois conciles (non-chalcédonienne).

Le canon biblique de L'Église éthiopienne orthodoxe compte 81 livres. Il est plus large que celui des autres Églises chrétiennes. Il inclut notamment le Livre des Jubilés et le Livre d'Hénoch.

Chaque église se voit sacralisée par une réplique de l'Arche d'Alliance consacrées par l'Abuna, l'évêque métropolite. Le « tabot », planchette sacrée représentant les tables de la Loi, est conservé sur l’Autel dans le sanctuaire.
Son rite liturgique est le rite guèze (ou ge'ez). Il est célébré en guèze et en amahrique. L’alphabet a 267 lettres.

L’Eglise a une liturgie propre avec, en particulier, des danses lors des fêtes. Il faut cinq célébrants, dont deux prêtres, pour célébrer l’eucharistie. Il existe 14 anaphores (prières eucharistiques). Les däbtäras (chantres) exécutent des chants avec de longues mélopées. Ils les accompagnent de mouvements du corps. Chacun d'eux possède un bâton de prière (meqwâmiya), et un sistre qui rythme les chants. Des tambours (qabaro) rythment les danses lors des grandes fêtes et à la fin de la messe.

La vie monastique est très importante en Ethiopie, les moines vivent dans une grande pauvreté. Un des monastères est situé sur le toit du Saint Sépulcre à Jérusalem.

L'Église d'Ethiopie a fait preuve d’une extraordinaire inculturation. Fille de l'Église copte, elle s'est africanisée en profondeur.

Certains principes édictés par l'Ancien Testament sont habituellement observés, comme la circoncision pratiquée sur les jeunes garçons huit jours après la naissance, certains interdits alimentaires et l'ancienne observance du sabbat du samedi. Le dimanche reste le jour liturgique le plus important de la semaine.

L'Église éthiopienne est en intercommunion avec les autres Églises orthodoxes orientales, non chalcédoniennes. Elle est membre du Conseil œcuménique des Églises depuis sa fondation.

Le nouveau chef de l'Eglise est Abune Mattias intronisé le 3 mars 2013.Il porte le titre de Patriarche et Catholicos d'Éthiopie, archevêque d'Aksoum ; et réside à Addis Abeba. Il succède à Abune Paulos (Paul) décédé fin aout 2012.

Site officiel de l’Eglise : http://www.ethiopianorthodox.org

 

Histoire de l’Eglise

Une tradition fait remonter l'évangélisation aux saints apôtres. Mathieu et Barthélémy. La naissance du christianisme officiel est due à la consécration par saint Athanase d'Alexandrie de l'évêque Frumence pour l'Ethiopie. Vers 330, l’empire d’Axoum s’est converti au christianisme. L'Ethiopie est le seul Etat chrétien souverain qui ait perduré en Afrique depuis les premiers siècles du christianisme jusqu'à nos jours.

Une des « traditions » les plus célèbres de l'Eglise éthiopienne est celle de la visite de la reine de Saba au roi Salomon. La reine de Saba, instruite de la renommée que Salomon avait acquise, voulut l'éprouver. Elle se rendit à Jérusalem près de Salomon (I Rois, X, 13). Selon la tradition éthiopienne, la reine de Saba serait retournée enceinte dans son royaume et son fils, Ménélik Ier, premier empereur légendaire d'Ethiopie, était le fils de Salomon. On rapporte même que Ménélik se rendit fort jeune à Jérusalem pour s'imprégner de la sagesse de Salomon avant de rentrer dans son pays. Selon la tradition, il aurait ramené avec lui l’Arche d’Alliance qui de nos jours serait toujours cachée en Ethiopie, à Axoum.

L’Eglise d’Ethiopie reçut au Vème siècle neuf moines syriens (aujourd’hui vénérés comme les ‘neuf saints’) qui organisèrent la vie monastique en Ethiopie.

L'islamisation d'une grande partie du Proche et du Moyen-Orient coupa l'Ethiopie du reste de la chrétienté. Le royaume d'Axoum connut un repli et un effritement progressif. Mais cela n'empêcha pas l'Eglise éthiopienne de se développer. Les centres de pouvoir de l'Ethiopie chrétienne se déplacèrent peu à peu vers le sud. Entre le XIIe et XIIIe siècle, l'Eglise éthiopienne vit l'une de ses plus belles œuvres prendre forme, lorsque le roi Lalibela (1190-1225 environ) fonda une ville qui porte son nom, une seconde Jérusalem Aujourd'hui encore, nous pouvons admirer cet ensemble monumental d'églises monolithes, creusées à même la roche. Permettant de remplacer le pèlerinage à Jérusalem, la visite du site offrait au pèlerin la possibilité d'admirer une représentation de la topographie de la ville sainte.

Pendant des siècles, avec le métropolite copte qui était envoyé d’Egypte, l'empereur était responsable de l'Eglise orthodoxe tewahedo d'Ethiopie. L’église possédait alors près d'un tiers des terres et de nombreux bâtiments. La Révolution de 1974 a tout balayé irrémédiablement, entraînant saccages, pillages et destructions. Tout a été nationalisé par le comité révolutionnaire, dirigé par Menghistu après 1977. La terre, les biens, les écoles - y compris les écoles catholiques - se sont vus transformés en biens d'Etat.
Même si plusieurs de ses propriétés et de ses écoles sont revenues à l'Eglise, tout est désormais différent. L'Eglise appauvrie, tout comme le pays, se remet aussi difficilement de la fermeture pendant dix-sept ans (jusqu'en 1991) des séminaires et du délabrement des bâtiments d’Eglise laissés à l'abandon.

Du IVe siècle jusqu'en 1959, le dirigeant de l'église d'Éthiopie a toujours été Egyptien nommé archevêque par le patriarche copte orthodoxe d'Alexandrie.

En 1948, un accord entre les Églises copte d'Égypte et d'Éthiopie a mis en place un régime d'autocéphalie. Les évêques éthiopiens obtiennent alors le droit d'élire leur propre patriarche.

 

L’Eglise en France

 

La diaspora éthiopienne se trouve au Soudan, à Djibouti, en Europe, aux USA et en Amérique latine. Elle y a huit diocèses dont un pour l'Europe à Londres, un aux USA, et un aux Caraïbes. Elle compte aussi d’autres communautés organisées notamment à Abou Dabi, Dubaï, Sharjah, les Émirats Arabes Unis, à Bahreïn et au Qatar.

Les Ethiopiens de France ont émigré soit pour des raisons politiques pendant la dictature, soit pour des motifs économiques. Depuis une dizaine d’années, la communauté se rassemble en France à l’initiative d’un prêtre moine étudiant à Paris, le père Zedingel.

Aujourd’hui, il y a deux paroisses l’une à Paris (19°), accueillie par l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, et l’autre, à Athis-Mons (91), accueillie dans une église catholique latine.

Chaque dimanche après la liturgie, le catéchisme est enseigné aux enfants et aux adultes lors de « l’école du dimanche ». La rencontre se conclut par un repas fraternel avec l’ensemble de la communauté locale. Lors des grandes fêtes (Epiphanie ou Timkat en janvier ; de la Vierge en mai ; et en mars et octobre pour la saint patron de l’église), les prêtres portent en procession les « Tabots » ou « Tables de la Loi », accompagnées par les chantres qui frappent les tambours. Les prêtres baptisent aussi les enfants de la communauté ainsi que des adultes qui se convertissent à la foi chrétienne dans la tradition de l’Eglise ortohodoxe éthiopienne Tewahedo.

Les fidèles en province (Marseille, Orléans…) reçoivent la visite d’un prêtre pour les sacrements.

Lieux de Culte en France :

Paroisse Saint Abune Gebre Menfes Kidus

chapelle du Sacré Cœur, rue des 4 Fusiliers à Châtenay-Malabry (92)

Liturgie le dimanche à 9h30

Site internet :

Paroisse Sainte Vierge Marie de Däbrä Met'maq

Notre Dame de la Voie - 102 avenue Jean Jaurès - 91300 Athis-Mons

Liturgie le dimanche à 9h30

Site internet : www.debremettmaq.com

 


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